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Essais

Rembrandt, l'odeur de la peinture

Rembrandt, l'odeur de la peinture

Origine : Français

Gérard Dessons

ISBN : 2-916010-08-4

Parution : 2006

Prix : 14,5 €

152 pages

Format : 13.5x21.5

 

A un visiteur désireux de voir ses tableaux, Rembrandt conseillait de rester distant : « l'odeur de la peinture pourrait te faire du mal ».Pourquoi Rembrandt, alors au faîte de sa carrière, réalise-t-il en 1655 Le Bœuf écorché? Quel parallèle établir entre la violence que constitue l'exhibition à l'œuvre dans ce tableau et l'agression dont fut victime en 1985 à l'Ermitage la Danaé de Rembrandt?A partir de l'énigme que soulève la réalisation en 1655 du Bœuf écorché, l'auteur analyse en Rembrandt un moment du renversement de la conception de la peinture, d'une conception classique de la peinture imitation d'un référent extérieur à une conception où la peinture s'invente et se montre elle-même. Il montre comment ce changement du statut du peindre va de pair avec celui du regard du spectateur : de passif ou conçu comme tel, celui-ci devient actif, et la question de sa distance par rapport au tableau – distance physique, distance subjective - idéologique. De là, mettant en parallèle la violence de l'exhibition dans Le Bœuf écorché et l'agression dont fut victime en 1985 à l'Ermitage la Danaé, l'auteur s'interroge sur la relation qu'instaure l'œuvre de Rembrandt avec ses spectateurs : de quoi est donc capable la peinture de Rembrandt sur ceux qui la regardent?

 

Résumé

Pourquoi Rembrandt peint-il en 1655 Le Boeuf écorché? Un essai qui s'interroge sur la violence qui traverse l'oeuvre de Rembrandt et qu'elle suscite.

Presse

"Gérard Dessons donne sur ce sujet un livre diablement intelligent, parce qu'il pose des questions inattendues. [...] Son analyse des différentes réactions provoquées au cours des siècles par la peinture du Hollandais vaut le détour. Il a réalisé un superbe travail d'historiographie, convoquant les artistes, les écrivains ou les critiques qui se sont successivement penchés sur l'oeuvre. Il s'est aussi, et c'est encore plus original, penché sur d'autres formes de critique, bien plus radicales, consistant à la vandaliser." - Harry Bellet, Le Monde des livres.

 

"Un bel essai sur deux oeuvres du maître hollandais : Le boeuf écorché de 1655 et une huile représentant censément Danaé. - Jean-Maurice de Montrémy, Livres Hebdo.

 

"C'est l'entrée dans la modernité qu'analyse avec finesse Gérard Dessons" - Alain Dreyfus, Libération.

 

Une "analyse riche et subtile". - Georges Raillard, La Quinzaine littéraire.

 " Ce livre est d'abord la mise au ban des habitudes, c'est-à-dire des discours qui encadrent ce qu'on dit et donc ce qu'on voit devant un Rembrandt." - Serge Martin, Europe.

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