
Origine : Français
ISBN : 978-2-916010-32-8
Parution : 2008
Prix : 19,5 €
264 pages
Format : 13.5x21.5
Le risque de l’histoire raconte l’histoire de deux femmes.
L’une d’elles, Zita, a quitté son pays et est partie travailler à Munich. Avec l’argent qu’elle gagne, elle se fait construire une maison dans son village en Croatie. Pendant la guerre, sa maison, presque finie d’être construite, est occupée par des soldats qui en font d’abord leur quartier général et qui la mettent à sac avant de partir.
L’autre femme écrit. En France, dans une vieille maison familiale, qui n’est pas la sienne, et qui menace de s’écrouler. Pour gagner l’argent qui permettra d’entreprendre les réparations nécessaires, les habitants de la maison organisent des parties de poker clandestines.
Ainsi, des deux héroïnes du roman, l’une construit une maison que les soldats détruiront, l’autre vit dans une maison qui menace de s’écrouler.
1ère partie : Dans l’arrière-salle d’une brasserie de Munich, Zita raconte son histoire à une romancière française venue la rencontrer. La plus grande partie de cette histoire se situe à Osijek, en Croatie, près de la frontière Est, pendant la guerre.
2ème partie : L’action se passe en Charente, dans la maison (Le Sumac) de Jacques, amant de cette romancière française.
3ème partie : Dix personnages du livre, tous victimes d’une manière ou d’une autre de la guerre en Croatie font, à un être qui leur est cher, le récit d’un épisode de la guerre. La romancière française recueille ces témoignages.
Pour lire le Journal du compte à rebours du Risque de l'histoire :
http://remue.net/spip.php?rubrique235
Et pour lire la première version de la troisième partie du Risque de l'histoire :
http://www.publie.net/tnc/spip.php?article143
" Roman de mémoire, d’amour, de guerre et de quête, histoire de courage et de révolte, de résistance contre la vengeance et la haine, Le Risque de l’histoire est une œuvre fascinante à la fois par la brutalité, la grâce et la poésie qui en émanent. [...] Dominique Dussidour allie forme et fond avec une liberté de style et de ton tout à fait remarquable, jouant selon le contexte sur des phrases courtes et sèches, nous mitraillant d’itérations et d’énumérations si justes qu’elles blessent, font mal, caressent. On pense à l’univers polonais du sombre et pénétrant Hiver d’Andrzej Stasiuk. Puis elle use de métaphores, d’analogies et bâtit des phrases labyrinthiques, foisonnantes, semblables à des processions ou à des cortèges funèbres. Par les mouvements de sa prose, la vue devient plus claire à mesure que l’éloignement augmente. Les plus petits détails vous apparaissent avec une étonnante précision. C’est comme si vous aviez l’œil à la fois collé à une longue vue retournée et à un microscope. [...] Ce roman étreint le cœur en touchant à des profondeurs qu'il est difficile de nommer. Des oeuvres de cette trempe sont la preuve que la littérature contemporaine est bien vivante."
Pasacale Arguedas, Europe, novembre-décembre 2008